Archives du mot-clé maladies genetiques

Gabon : Guérison d’un nourrisson drépanocytaire par le Pr. Ondo Alain | ActuGabon

Article trouvé sur: Gabon : Guérison d’un nourrisson drépanocytaire par le Pr. Ondo Alain | ActuGabon.


NDLR: Soyons toutefois PRUDENTS, nous, lecteurs, et patients atteints de cette maladie, n’avons pas toujours les « clés » pour décrypter ce genre d’information… PRUDENCE et RAISON…
Encore une fois, et au « vu » du « succès » de cet article trouvé sur ACTUGabon, je me dois de vous INCITER à une EXTREME PRUDENCE quand au contenu de cet article.


Le Pr. Ondo Alain, connu pour ses recherches sur la drépanocytose, a réussi la prouesse de guérir totalement un enfant souffrant de cette pathologie. Ce premier résultat inespéré, obtenu grâce à une greffe de cordon de sang réalisé sur le patient, est un grand pas vers l’éradication de cette maladie qui touche 2% de la population gabonaise.

Une prouesse scientifique du Pr. Ondo Alain, aura redonné le sourire aux parents du petit Gérémi Bongotha.

Né drépanocytaire le 1er avril 2012, le petit Gérémi qui a subi il y a quelques mois, une greffe de cordon de sang, a trouvé la guérison définitive et pourra désormais vivre une vie normale.

Cette guérison est une première en Afrique noire où cette maladie constitue un véritable problème de santé publique.

Au Gabon, la drépanocytose touche 2% de la population et 1 Gabonais sur 4 est hétérozygote (porteur du gène de la drépanocytose).

S’agissant de la technique choisie par le Pr. Ondo Alain, il explique que l’utilisation du sang fœtal, que l’on peut extraire facilement des cordons ombilicaux et des placentas présente un double intérêt. En effet, il est très riche en hématopoïétiques et ses cellules immunitaires sont encore très naïves. Cette forme de greffe présente donc plus de chances d’obtenir des résultats positifs.

« Nous avons procédé à une greffe de cordon en décembre 2012. Avant l’opération, le taux d’hémoglobine S de Gérémi était 97%. Trois mois après sa greffe, le contrôle de l’électrophorèse montrait un taux d’hémoglobine S de 38%, une apparition de l’hémoglobine A à 48% et une apparition de l’hémoglobine F à 9%. C’est la diminution du taux d’hémoglobine S en dessous de 50% qui objective la réussite de cette opération et la guérison définitive de cet enfant », a expliqué le Pr. Ondo Alain.

Du côté de la famille du petit garçon, c’est une grande joie et surtout un soulagement immense.

« Nous ne réalisons pas encore comment notre bébé est passé du stade de drépa à celui d’aujourd’hui où la maladie a complètement disparu. En tous cas, nous suivons avec intérêt et enthousiasme cette évolution positive », s’est exprimée Mme Bongotha, mère du petit Gérémi.

Une belle récompense pour le Pr. Ondo Alain (Professeur émérite de pédiatrie des universités, chef du département d’hématologie à la Faculté de Médecine de l’Université des Sciences de la Santé et Président de la Société Africaine d’Hématologie), pour qui cette guérison représente le résultat de longues années de recherches sur la drépanocytose au Gabon.

Un nouvel institut dédié aux maladies génétiques à Paris

Copyright: Le Point.fr – Publié le 26/04/2011 à 17:15 • Anne Jeanblanc

Dessiné par Jean Nouvel et Bernard Valéro, le futur bâtiment, privilégiant le verre et les matériaux naturels, rappelle une séquence d’ADN.

Le nouvel institut hospitalo-universitaire dédié aux maladies génétiques a été conçu par les architectes Jean Nouvel et Bernard Valéro
Le nouvel institut hospitalo-universitaire dédié aux maladies génétiques a été conçu par les architectes Jean Nouvel et Bernard Valéro © DR

« Aujourd’hui, en France, les maladies génétiques touchent plus de trois millions de personnes, parmi lesquelles un grand nombre d’enfants. Et avec 30 000 nouveaux cas par an, il s’agit désormais d’une véritable urgence qui nous concerne tous. » C’est ainsi que le Pr Claude Griscelli, spécialiste de pédiatrie et de génétique médicale, souligne l’importance du futur Institut des maladies génétiques qui devrait ouvrir ses portes à Paris en 2013. Porté par la fondation Imagine, il a reçu en mars dernier le label d’Institut hospitalo-universitaire (IHU), décerné par le ministère de la Recherche dans le cadre des investissements d’avenir.

« Les affections génétiques sont encore trop souvent assimilées à des maladies rares, exceptionnelles, mais nous savons maintenant que certains gènes prédisposent aux cancers ou à des maladies infectieuses comme la tuberculose, témoigne le Pr Griscelli, qui préside la fondation Imagine. Des progrès formidables ont déjà été réalisés. Mais, face au défi des maladies génétiques, il nous faut être encore plus ambitieux, aller plus loin, plus vite pour soulager enfants et jeunes adultes, et les accompagner avec leurs familles. »

C’est pour répondre à cet enjeu majeur de santé publique et engager une nouvelle étape décisive dans ce combat pour la vie que des chercheurs et des médecins de l’hôpital Necker-Enfants malades ont décidé de créer l’Institut des maladies génétiques, porté par la fondation Imagine. Inspiré par les patients et conçu au plus proche d’eux, ce pôle de recherche, de soins et d’enseignement associe étroitement la recherche fondamentale, la recherche clinique et le transfert de technologies pour optimiser les découvertes et lutter plus efficacement contre ces maladies graves, souvent invalidantes et responsables de grandes difficultés familiales.

Vingt-quatre équipes de recherche

« Nous devons aller plus vite et mieux pour identifier, comprendre, diagnostiquer et soulager les maladies génétiques qui touchent les enfants et durent toute la vie », insiste le Pr Alain Fischer, qui dirige cet IHU. Pour cela, un nouveau bâtiment de 19 000 mètres carrés a été conçu par les architectes Jean Nouvel et Bernard Valéro. Organisé autour d’un vaste atrium baigné de lumière naturelle, il comprend des espaces de recherche, dotés de laboratoires et de plateaux techniques performants, ainsi que des espaces de soins destinés à accueillir les patients et leurs familles en consultation, un centre d’investigation clinique et les centres de référence des maladies rares. Près de 400 chercheurs, médecins, ingénieurs, techniciens et professionnels de santé y seront regroupés au cours de l’année 2013.

L’Institut est doté d’un conseil scientifique international indépendant présidé par Elizabeth Blackburn, lauréate du prix Nobel de médecine en 2009. Il comprend déjà 24 équipes de recherche et un large ensemble de services cliniques pédiatriques et de médecine d’adulte. Il est organisé en sept programmes de recherche et de soins thématiques qui sont : l’immunologie et l’infectiologie, l’hématologie, la néphrologie, les pathologies du développement, le déficit intellectuel et les encéphalopathies, la dermatologie ainsi que la gastroentérologie. Trois autres programmes – l’endocrinologie, la cardiologie et la psychiatrie – s’y ajouteront progressivement.